Au lendemain des élections europénnes, le parti sarkozyste pavoise en criant victoire, l'UMP arrivant en première position avec 28% des voix.
En réalité, ce score est extrèment faible quand on sait que l'UMP est le seul parti qui soutienne le gouvernement, tous les autres étant dans l'opposition. Ces élections démontrent que près des trois quart des Français sont hostiles à la politique menée par Sarkozy.
Dans leurs graphiques et leur façon de présenter les résultats, les médias ont bien pris soin d'occulter le fait que le total des voix de gauche et du centre est de 53,8%, soit presque deux fois plus que l'UMP. En cas d'élections présidentielles avec un candidat capable de rassembler tous les électeurs de la gauche et du centre, Nicolas Sarkozy serait battu largement.
A gauche, le PS s'effondre et paye le prix fort pour sa conversion au libéralisme, sa gérontocratie, ses divisions, son absence d'idées, et une opposition inexistante ou mal ciblée au régime de Sarkozy.
Le grand bénéficiaire de la débacle social-libérale est Europe Ecologie, une coalition formée par les Verts et José Bové auxquels s'étaient jointes des personnalités comme la juge anti-corruption Eva Joly ou l'ancien porte-parole de Greenpeace Yannick Jadot.
Un peu partout en Europe, on assiste à l'effondrement des partis de gauche convertis au libéralisme qui se sont coupés des aspirations du Peuple pour servir celles des élites économiques. Le fait marquant de ces élections, c'est le rejet du "social-libéralisme" et la sanction contre une gauche que plus rien ne distingue de la droite.
Parmi les reculs les plus marquants, les socio-démocrates en Allemagne, le parti socialiste espagnol de Zapatero, et le Labour de Gordon Brown en Grande-Bretagne. L'exception est en Grèce, avec la large victoire du Pasok sur le parti conservateur au pouvoir et responsable des crimes policiers qui avaient provoqué des émeutes pendant 3 mois.
Le parti européen de la droite souverainiste, Libertas, fait aussi un flop. Il présentait des listes dans plusieurs pays et espérait obtenir une centaine de députés. Il n'en aura qu'un seul: Philippe de Villiers.
Voici les résultats en voix et en sièges pour la France:
Le vote avait lieu région par région, ce qui explique qu'avec le même nombre de voix au niveau national, des partis peuvent ne pas avoir le même nombre de sièges.
Le taux de participation a été de 40%. 3 électeurs sur 5 ont donc implicitement exprimé un rejet de l'ensemble des partis en compétition, et/ou un rejet de l'Europe après l'élargissement à 27 (qui réduit le poids de la France et le nombre de ses députés au Parlement européen) et l'adoption de la Constitution européenne par le parlement, en opposition avec la volonté des Français exprimée par référendum 2 ans plus tôt.
Le Conseil Constitutionnel, dernier rempart à la dérive fasciste du régime de Sarkozy, vient d'invalider la loi HADOPI sur les points les plus importants.
Pour protéger les intérêts des multinationales de l'édition et des médias, le régime de Sarkozy avait fait voter une énième loi répressive par ses députés-godillots, la loi dite "HADOPI", au mépris des droits de l'homme, des libertés publiques et de la Constitution.
Destiné à réprimer le téléchargement illégal de musique ou de films, HADOPI était en réalité la première étape d'un plan global pour le contrôle politique d'internet avec un filtrage à la chinoise, et la mise en place d'une surveillance permanente des internautes grâce à des "chevaux de Troie" policiers installés sur leurs ordinateurs.
La loi prévoyait notamment d'obliger les fournisseurs d'accès à couper l'accès à Internet, mais pour ne pas faire de tort aux opérateurs télécom, les internautes auraient été obligés de continuer à payer l'abonnement. Encore le principe de la double peine auquel le régime de Sarkozy nous a habitués. Le plus scandaleux était que cette suspension de l'accès à Internet était décidée par une administration et non par un tribunal.
Le Conseil Constitutionnel a estimé qu'il ne revenait pas à une autorité administrative de prononcer une restriction des droits du citoyen à s'exprimer en ligne.
Les pouvoirs conférés à la Haute Autorité instituée par le projet de loi "pouvaient donc conduire à restreindre l'exercice, par toute personne, de son droit de s'exprimer et de communiquer librement", estime le Conseil constitutionnel dans son avis. "Dans ces conditions, le législateur ne pouvait, quelles que soient les garanties encadrant le prononcé des sanctions, confier de tels pouvoirs à une autorité administrative dans le but de protéger les titulaires du droit d'auteur. Ces pouvoirs ne peuvent incomber qu'au juge", a conclut le Conseil.
Le Conseil considére également que l’accès à Internet est couvert par l’article 11 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 qui consacre "La liberté de communication et d'expression". Il fait aussi référence à l’article 9 qui établit que tout homme est innocent jusqu’à ce qu’il soit déclaré coupable établissant le principe de la présomption d'innocence.
Les Sages ont également condamné une autre disposition inique de la loi, celle qui inversait la charge de la preuve, à l'encontre des principes du droit dans une démocratie. C'est en effet l'internaute qui aurait du prouver son innocence, en acceptant pour cela d'installer un logiciel espion (un cheval de Troie) sur son ordinateur.
En résumé: non respect des principes du droit, négation de la présomption d'innocence, et atteinte à la liberté d'expression... mais conformité avec la méthode de Sarkozy qui consiste à obtenir plus vite des "résultats" en faisant table rase des considérations éthiques, des libertés, du respect des citoyens et de la démocratie.
"L'économie chinoise connaîtra en 2009 une croissance de 8% et la Chine dépassera le Japon à la fin de cette année. Son PIB deviendra ainsi le deuxième du monde après les Etats-Unis", a déclaré le 17 mai un économiste de premier plan en Chine, Li Daokui, qui a communiqué ses prévisions aux médias.
Au cours des quatre dernières années, le PIB de la Chine a dépassé successivement celui de l'Italie, de la France, de la Grande-Bretagne et de l'Allemagne.
Le déficit du budget de l’Etat pour 2009 s'établit à 71,9 milliards d’euros contre 45 milliards à la même date en 2008. Le ministre du budget Eric Woerth estime que le déficit public de la France atteindra 104 milliards d’euros pour l'année 2009, soit 6% du PIB. 3 fois plus que la limite de 2% fixée par l'Union Européenne et le traité de Maastricht !
Et ce chiffre risque d'être encore revu à la hausse, du fait de la baisse plus forte que prévu de l’activité économique et donc des rentrées fiscales de l'état.
Selon une étude récente du FMI, l'endettement de la France atteindra près de 110% du PNB en 2010 contre 70% en 2007. Du fait de la lenteur de la reprise économique, ce ratio pourrait atteindre 114% du PNB en 2014, voire même 150%, si les taux d’intérêt remontaient.
Actuellement, le remboursement des anciens emprunts arrivés à échéance représente déjà 250 milliards d’euros par an.
Rappelons que les gouvernements de droite sont toujours ceux qui font le plus augmenter l'endettement de l'état. Le but est double: faire gagner de l'argent à leurs amis banquiers et investisseurs, et surtout, enlever aux gouvernements suivants les moyens de nationaliser à nouveau, et même les obliger à continuer les privatisations pour financer le remboursement de la dette.
Ainsi, même si un jour les Français élisent un président réellement au service de l'intérêt général, il ne pourra pas (re) nationaliser EDF, les banques, les firmes pharmaceutiques (dont les intérêts sont à l'opposé de ceux des patients et de la Sécurité Sociale), ou le secteur de la grande distribution (le seul moyen de restaurer le pouvoir d'achat sans créer d'inflation serait de nationaliser les 4 ou 5 entreprises qui ont un quasi monopole de la distrbution en France afin de faire baisser les prix).
La Chine, l'Inde, la Russie et le Brésil sont les 4 plus grandes puissances économiques "émergentes" (surnommées "BRIC"). Le 16 juin, elles se sont réunies à Ekaterinbourg en Russie, pour discuter des affaires du monde... sans les pays occidentaux.
Ces 4 pays réunissent un PIB de 7.050 milliards de dollars, soit la moitié du PIB des Etats-Unis. (chiffres 2007)
Leur objectif commun est d'obtenir un système monétaire mondial qui ne soit plus basé sur le dollar (ce qui signifirait l'effondrement final de l'économie américaine), et aussi, plus de pouvoir au sein du FMI et autres instances multilatérales.
Ce "G4" a eu lieu 3 semaine avant la réunion du G8 en Italie.
Commençons par le Roi... Le député René Dosière, spécialiste des comptes de la présidence vient de publier un rapport qui montre une explosion des dépenses de l'Elysée depuis que Sarkozy s'y est installé.
Les frais qui étaient auparavant payées par différents ministères ont été intégrés dans le budget de l'Elysée, une augmentation était donc normale. Mais à primètre comparable, les dépenses ont augmenté de 18,5% en 2008 à 113,2 millions d'euros (presque un milliard de francs).
Dans les chiffres publiés par la présidence, les réceptions, la nourriture, le téléphone et le courrier, les carburants, l’électricité, les fournitures administratives et l’informatique sont regroupés dans une même rubrique qui est en augmentation de 51%. La garden party du 14 juillet a coûté à elle seule 475.523 euros en 2008 contre 419.213 euros en 2007. "Plus la présidence avance, plus le rythme des dépenses s’accélère" note le rapport.
On a aussi appris grâce à la presse britannique (dans le Telegraph, le Sun et le Daily Mail) que le budget fleurs de l'Elysée a été de 788 euros par jour en 2008. Selon le Telegraph, Carla Bruni raffolerait des jolies fleurs fraiches pour agrémenter le palais.
On peut aussi ajouter à la facture les 500.000 euros que coûtera la réunion des parlementaires en Congrès à Versailles pour écouter le monologue de Sa Majesté, sans avoir le droit de lui répondre, comme le prévoit la réforme de la constitution que Sarkozy a fait adopter en 2008.
Par ailleurs, Nicolas Sarkozy a voulu son "Air Force One" (le Boeing 747 du président américain). Grâce à notre argent, il s'est payé un Airbus A330 qui sera aménagé spécialement pour lui, avec les mêmes équipement qu'Air Force One. Il y aura une zone de travail avec un espace secrétariat, des ordinateurs, des moyens de reproduction et de communication cryptés, ainsi que des leurres anti-missiles.
Les précédents présidents disposaient d'un A319 qui n'offre que 40 place, compte tenu des aménagements intérieurs spéciaux (salons, chambres, douche, etc)Et contrairement au A330, l'A319 n'était pas un long courrier et obligeait donc à faire une escale pour rejoindre des destinations comme la Chine ou l'Amérique du Sud.
Selon le Canard Enchainé, Sarkozy a aussi ordonné à l'armée de renouveler les 8 avions qui composent la flotte présidentielle de l'ETEC (Escadron de Transport d'Entraînement et de Calibration), jugeant qu'ils étaient devenus trop vieux. Cet escadron comprend deux Airbus A319, deux Falcon 900, quatre Falcon 50 (jets de 8 à 13 places), sept TBM 700 et trois hélicoptères Super Puma. Le coût moyen d'une heure de vol est de 4.500 euros.
Les 4 Falcon 50 seront donc remplacés par des Falcon 2000, les 2 Falcon 900 par des Falcon 7X, et les deux A319 remplacés par deux A330. Le coût total de ce renouvellement est tenu secret, mais il est estimé entre 100 et 300 de millions d'euros.
Il est vrai que les avions de l'ETEC avaient entre 20 et 30 ans et auraient coûté de plus en plus cher en maintenance. Le réacteur de l'un des A319 a d'ailleurs pris feu alors que l'appareil roulait sur la piste avant d'entamer la tournée africaine de Sarko en mars 2009.
A la flotte de l'ETEC s'ajoute celle de L'Escadron de Transport 3/60 Esterel qui comprend 5 avions basés à Roissy: trois Airbus A310-300, entrés en service en 1994 et deux A340, à long rayon d'action (12000 km) acquis d'occasion en 2006. Ces appareils sont régulièrement utilisés lors des voyages présidentiels, mais ne sont pas aménagés spécialement pour les VIP.
Il reste que depuis l'arrivée de Sarkozy à l'Elysée, les frais de voyages en avion ont explosé, en hausse de 50% par rapport son prédécesseur. Il a même utilisé plusieurs avions simultanément pour certains de ces voyages (2 avions pour ses vacances d'été aux Etats-Unis, 3 avions pour son déplacement en Egypte).
Continuons avec le premier ministre du Roi, François Fillon. Début juin, il est parti en week-end à Marrakech chez des amis. Il a utilisé le Falcon 50 de l’ETEC. Coût pour les contribuables: 187.272 euros, soit 141 années de salaire d'un smicard. (chiffres donnés par Le Canard Enchainé du 10 juin)
La jeunesse iranienne qui est dans les rues aujourd'hui est née après la révolution islamique et n'a connu que le régime des mollahs porté au pouvoir par leurs parents. Ayant abondamment accès à internet et aux TV occidentales par satellite, les jeunes iraniens ne supportent plus les règles étouffantes qu'on leur impose et la répression tatillonne de la flicaille islamiste omniprésente (police des moeurs, gardiens de la révolution et miliciens islamistes). Une situation qui n'est pas si éloignée de celle du Sarkoland et son régime policier (avec des prétextes de répression différents).
Parmi les manifestants, il y a aussi beaucoup d'Iraniens des classes moyennes dont le pouvoir d'achat s'est effondré à cause de l'envolée des prix. Là encore, ça rappelle quelque chose...
Tous les médias étant contrôlés par le régime (eh oui, en Iran aussi !), Internet est le principal moyen utilisé par les Iraniens pour obtenir des informations et en diffuser, en particulier les sites de partage de vidéos et de photos (YouTube, Flickr), et les sites de réseaux sociaux Twitter et Facebook permettent aux manifestants de communiquer et s'organiser malgré la coupure des émetteurs de portables par le pouvoir.
Elections truquées
En 2006, les élections municipales en Iran avaient été très défavorables au parti d'Ahmadinejad. A l'exception d'un sondage américain qui le donnait vainqueur, les sondages iraniens le donnaient battu.
Il semble que la fraude ait été préparée de longue date. Ahmadinejad était sur la défensive et s’attendait à perdre cette élection. D’après des informations que Libération a réussi à obtenir auprès d'employés du ministère de l’Intérieur, « des bassidji (miliciens islamiques paramilitaires) sont venus, le jour du scrutin, remplacer certains fonctionnaires chargés de collecter les résultats. Selon des fuites obtenues auprès d’experts dans ce même ministère, les vrais scores des candidats sont radicalement différents de ceux annoncés officiellement: le réformateur Mir Hussein Moussavi serait ainsi arrivé en tête avec 19 millions de voix (sur 42 millions de votants), devant le second candidat réformateur, Mehdi Karoubi, qui a recueilli 13 millions de suffrages, Ahmadinejad n’arrivant qu’en troisième position avec 5,7 millions. Dès lors, un second tour aurait dû avoir lieu sans la présence d'Ahmadinejad ». Au lieu de cela, il a été déclaré largement vainqueur dans 32 régions sur 34, avec au total 24,5 votes contre 13,2 pour Moussavi.
Après que le "guide suprême", l'ayatollah Ali Khamenei ait déclaré définitive la victoire d'Ahmadinejad, le ministère de l'Intérieur a prévenu Mir Hossein Moussavi qu'il "serait responsable des conséquences de tout rassemblement illégal", sachant que toutes les manifestations pro Moussavi ont été interdites par le régime. C'est donc une menace voilée d'arrestation de Moussavi.
Un dirigeant de la police, Ahmad Reza Radan, a été encore plus précis en avertissant que si des gens manifestaient, "leurs leaders seront arrêtés".
Signe de la détermination du régime, la fille de l'ancien président Hachémi Rafsandjani (ancien président et l'un des hommes les plus influents d'Iran) a été interpellée le 20 juin pour avoir participé à des rassemblements non autorisés.
Plusieurs manifestations ont quand même eu lieu. Lors de la plus importante le 20 juin, des bassidji (miliciens islamistes) ont tiré sur les manifestants, tuant 20 personnes au total.
Le régime iranien montre son vrai visage: celui d'une dictature théocratique dont le but premier est de se maintenir au pouvoir.
Du coté occidental, Obama continuer de jouer la prudence, tout en haussant le ton après les violences policières et les atteintes aux libertés publiques. "Je suis très préoccupé, compte tenu de la teneur et du ton des déclarations qui ont été faites, de savoir si le gouvernement de l'Iran est conscient que le monde l'observe. Et la façon dont il traite les personnes qui, par des moyens pacifiques, tentent d'être entendues, enverra un message clair à la communauté internationale sur ce qu'est ou n'est pas l'Iran", a déclaré Barack Obama sur la chaîne CBS News le 20 juin.
Quelques heures plus tard, dans un communiqué, Barack Obama a appelé le gouvernement iranien à cesser sa répression "violente et injuste" des manifestations d'opposition. "Nous appelons le gouvernement iranien à cesser toutes les actions violentes et injustes contre son propre peuple. Les droits universels de réunion et de liberté de parole doivent être respectés, et les Etats-Unis se tiennent aux côtés de tous ceux qui cherchent à exercer ces droits. La répression des idées ne réussit jamais à les faire disparaître. (...) Si le gouvernement iranien cherche le respect de la communauté internationale, il doit respecter la dignité de son propre peuple et gouverner via l'assentiment, et non la coercition".
La stratégie d'Obama est de défendre les droits de l'homme sans prendre parti directement pour Moussavi. Obama suit les recommandation d'un récent rapport de la CIA sur l'Iran, et où il apparait que la plupart des opposants ne sont pas pour autant pro-occidentaux. L'ingérance des Etats-Unis pourrait donc les retourner en faveur du régime dans un mouvement d'unité nationale. De plus, toute ingérance offrirait des arguments à Ahmadinejad et Khamenei pour dire que les manifestants sont manipulés par l'Occident.
Un reportage diffusé dans Envoyé Spécial à propos de Facebook. Il confirme que le but de l'entreprise (et la raison pour laquelle elle intéresse tant les "investisseurs") est bel et bien l'exploitation et la vente de fichiers avec des profils ultra précis, ce qui représente une valeur inestimable pour les publicitaires mais aussi pour les gouvernements...
Conscience collective L'indicateur en temps réel du Global Consciousness Project change de couleur en fonction de la convergence ou de la divergence des pensées humaines du moment, le tout à partir d'une analyse en temps réel du web... Les couleurs vont du rouge (cohérence très forte) au bleu (cohérence faible) en passant par le jaune et le vert (cohérence moyenne)