16.01.2011
La dette, résultat des cadeaux de l'état aux entreprises et aux riches

Chaque jour, la France doit rembourser 110 millions d'euros. Mais en fait, ce "remboursement" ne réduit pas d'autant la dette, au contraire. Car la France emprunte la somme à rembourser, creusant encore plus la dette et les intérêts à payer dans le futur (fuite en avant typique d'un pays du Tiers Monde).

Les proportions prises par la dette donnent le vertige. Mais lorsqu'on sait ce qui creuse cette dette, les mesures qu'il faudrait prendre deviennent évidentes...

Il faut savoir que l'état accorde chaque année 170 milliards d'euros de déductions fiscales aux entreprises (principalement des très grandes entreprises, pas des PME). Ce à quoi s'ajoutent d'autres cadeaux comme les allégements de charges, les emplois "aidés", et les subventions que l'état verse à ces mêmes entreprises.

Pour rétablir une situation financière saine, il suffit de supprimer les subventions, les déductions fiscales et les allègements de charges accordés aux entreprises.

Un autre déficit qui ne cesse d'augmenter est celui de la Sécurité Sociale, malgré les colmatages successifs financés principalement par les salariés. Ce déficit est principalement causé par les milliards généreusement distribués à l'industrie pharmaceutique pour lui assurer des profits juteux, en acceptant de rembourser des médicaments pas plus efficaces que des génériques équivalents, ou d'autres pas plus efficaces qu'un placebo, ou d'autres encore qui sont carrément nocifs (mais détériorer la santé du patient permet de lui faire consommer encore davantage de médicaments).

Une autre cause de la dette publique est l'évasion fiscale et les cadeaux fiscaux aux plus riches, pour un montant global qui dépasse très probablement les 100 milliards d'euros.

Il y a enfin les sommes astronomiques données aux banques, pour éponger leurs pertes de jeu au casino boursier.


Les riches, les multinationales et les banques ont pris dans la caisse publique des milliards que l'état n'avait pas mais qu'il leur a donné en s'endettant, c'est à dire en endettant les citoyens ordinaires qui doivent maintenant payer l'addition.

La principale fonction des gouvernements est désormais de prendre aux gens ordinaires pour donner aux riches, le plus possible, et par tous les moyens. C'est Robin des Bois à l'envers.

Ceci continuera tant que nous aurons des gouvernements au service des grands patrons et de leurs multinationales, au lieu d'être au service des citoyens et de l'intérêt général.

C'est pourquoi il est urgent de proclamer la séparation de l'entreprise et de l'état, et de restaurer la démocratie, définie comme "le gouvernement du Peuple, par le Peuple et pour le Peuple".
  France, Sarkoland, Nouvel ordre économique