Membre du Groupe de Bilderberg et du Siècle, Manuel Valls a fait de la "sécurité" son fond de commerce. Il s'est probablement trompé de porte en allant adhérer au PS car il aurait plutôt sa place à l'UMP, lui qui a dit dans une interview que "le mot socialiste ne veut plus dire grand chose".
Au mieux, sous la pression des syndicats de policiers, il mettra fin à la "politique du chiffre" instaurée par Sarkozy. Mais pour le reste, il s'est précédemment déclaré favorable à la vidéosurveillance ainsi qu'au port d'armes pour les polices municipales, et opposé à la dépénalisation des drogues douces.
De plus il risque d'en faire des tonnes pour montrer que la gauche (et lui en particulier) peut faire "aussi bien" que la droite pour la "sécurité".
Et vu que son ambition à moyen terme est l'Elysée, il risque de s'inspirer de Sarkozy en utilisant le ministère de l'Intérieur comme un tremplin pour sa popularité, à grand renfort de répression et de contrôle policier.
Il était impératif pour la gauche de marquer une rupture avec le sarkozysme et ce qui le caractérisait le plus, à savoir l'hystérie sécuritaire.
Pour affirmer cette rupture, il fallait que Hollande choisisse Delphine Batho pour l'Intérieur. C'était la spécialiste de la sécurité au PS, mais une sécurité compatible avec les libertés et les droits de l'homme.
Hollande a été incapable de capter l'aspiration d'une majorité de Français à une rupture avec le sarkozysme, ou incapable de comprendre que cette rupture devait d'abord se faire sur le terrain des libertés.
Il revient donc aux citoyens d'obliger Hollande à un vrai changement sur le terrain des libertés mais aussi celui de l'économie.
Le premier moyen est de lester le PS à gauche en votant massivement pour le Front de Gauche aux prochaines élections législatives.
15.05.2012 Prédation financière Une interview très riche en infos de Myret Zaki, rédactrice en chef adjointe du magazine économique suisse "Bilan", à propos des banques et leurs méthodes prédatrices...
Et voila, nous sommes enfin débarrassés de ce menteur, ce fasciste, ce démagogue vulgaire, inculte, agité, populiste et bonimenteur !
Débarrassés aussi de sa clique malfaisante, les Hortefeux, Guéant, Frédéric Lefebvre, sans oublier ses lèches-cul dévoués, Xavier Bertrand, Luc Chatel ou Nadine Morano.
Il y a quelques semaines, envisageant sa prochaine défaite, Sarkozy avait promis qu'il quitterait la vie politique et qu'on entendrait plus jamais parler de lui. Espérons que pour une fois il tiendra parole.
Grâce aux médias qui lui ont servi la soupe jusqu'au bout, grâce à un déluge de promesses qu'il n'aurait jamais tenues et grâce à son racolage intensif des électeurs du Front National, il s'est quand même trouvé 48% de Français qui ont voté pour lui malgré sa personnalité infecte et son bilan désastreux.
Son successeur François Hollande va hériter d'une situation très difficile, Sarkozy laissant derrière lui un état au bord de la faillite, ayant fait passé la dette de 56% à 90% du PIB en seulement 5 ans.
François Hollande est par ailleurs très modérément de gauche. Son arrivée au pouvoir ne mettra pas fin au pouvoir de l'oligarchie, mais ce sera quand même la fin du régime policier instauré par Sarkozy, ce qui est déjà beaucoup, et le retour à davantage de démocratie et de justice, ce qui est une nécessité urgente.
24.04.2012 Sarkozy, le mensonge permanent Dans le but de se faire réélire, Sarkozy multiplie les promesses tous azimuts, en espérant que les Français à mémoire courte auront oublié la longue liste des promesses précédentes qu'il n'a jamais tenues.
Nicolas Sarkozy ment comme il respire. Quand il promet quelque chose, il y a de fortes chances qu'il ne fasse rien, ou mieux, qu'il dise et fasse exactement le contraire un peu plus tard.
Le mensonge est chez lui tellement systématique qu'il suffit d'inverser ce qu'il dit pour rétablir la vérité. Par exemple quand il promettait une "république irréprochable", cela annonçait une république basée sur la corruption, les passe-droits et le népotisme. Quand il promettait qu'il ne privatiserait jamais EDF et GDF, cela signifiait qu'il s'empresserait de les privatiser. Quand il promettait qu'il serait le "président du pouvoir d'achat", cela annonçait l'appauvrissement sans précédent des classes moyennes. Cette promesse a toutefois été tenue en ce qui concerne son propre salaire qu'il a fait passer de 6474 euros à 20.000 euros par mois, ainsi que pour les revenus des plus riches qui ont bénéficié d'allègements fiscaux généreux pendant que la charge fiscale s'alourdissait pour les gens ordinaires.
Sarkozy avait aussi promis de consulter les Français par référendum pour chaque grande étape de la construction européenne. Mais une fois élu, il a fait exactement le contraire en faisant adopter par le parlement la constitution européenne refusée par les Français lors du référendum de 2005.
Avant son élection, Sarkozy assurait qu'il serait "le président de la France des droits de l'homme", ajoutant que "tous ceux qui ont fait l'expérience de renoncer à la défense des droits de l'homme au bénéfice de contrats n'ont pas eu les contrats et ont perdu sur le terrain des valeurs". Mais une fois, élu, il a reçu chaleureusement à l'Elysée des dictateurs comme Kadhafi, Ben Ali, Bachar El Assad, ou encore le président chinois Hu Jintao. Et surtout, Sarkozy n'a fait que réduire les droits de l'homme en France avec de multiples lois liberticides, la généralisation de la vidéosurveillance et le fichage généralisé des citoyens.
Les personnes âgées représentant un nombre d'électeurs important, il avait promis d'augmenter les retraites de 20%. Une augmentation a bien eu lieu mais elle a été de... 1%.
En avril 2007, il avait affirmé avec force: "Je veux, si je suis élu président de la république, que d'ici à 2 ans plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir". En réalité, jamais les sans abris n'ont été aussi nombreux, y compris parmi ceux qui ont un travail.
Il avait affirmé la nécessité de réduire le train de vie de l'état. Mais sous son règne, les frais de l'Elysée ont connu une augmentation sans précédent avec des dépenses fastueuses (100.000 euros par jour), une multiplication des voyages aussi coûteux qu'inutiles, et l'achat de 6 Falcon et d'un Airbus dotés des équipements les plus luxueux (25.000 euros rien que pour la machine à café de l'Airbus présidentiel).
En 2007, il avait également promis de rendre illégaux les "parachutes dorés" des grands patrons. En 2008, à l'occasion de la crise financière, il avait aussi déclaré avec assurance que désormais, "les paradis fiscaux, c'est fini". Bien entendu, il n'en a rien été.
Aujourd'hui, Sarkozy tente de se faire passer pour le "président du peuple" alors qu'il a été tout le contraire pendant 5 ans. Il a notamment promis des impôts pour les exilés fiscaux, en sachant très bien que cela nécessiterait un accord avec les autres pays européens qui n'a aucune chance d'être obtenu, ce qui lui fournira une excuse idéale pour n'avoir rien fait. De même, quand il promet de taxer davantage les profits des multinationales du CAC 40, il est évident qu'il ne fera jamais rien contre les intérêts de ses amis patrons. Mais comme disait Chirac, "les promesses n'engagent que ceux qui y croient".
Les Français seront-ils assez crédules et stupides pour voter une seconde fois pour Nicolas Sarkozy?...
Voici un proverbe anglais que les Français devraient méditer: "Trompez-moi une fois, honte à vous.
Trompez-moi deux fois, honte à moi !"
En vidéo, une compilation de quelques uns de ses innombrables mensonges...
23.04.2012 Sarkozy vu de l'étranger Depuis l'arrivée au pouvoir de Sarkozy, les médias français sont sous une chape de plomb. Mais les journalistes étrangers sont hors de portée des pressions que subissent leurs confrères français. C'est donc eux qui peuvent le mieux nous parler Sarkozy, de sa personnalité, et de la façon dont il gouverne depuis 5 ans. Ils nous disent aussi comment Sarkozy est perçu dans le monde, notamment par les autres dirigeants occidentaux qui avaient pourtant placé beaucoup d'espoirs en lui, ayant comme les Français cru aux promesses et aux beaux discours de notre autocrate bonimenteur...
Dans ce documentaire, Nicolas Sarkozy se prend un coup de massue sur la tête par minute. Immature, brouillon, agité, inconstant, arrogant, mal élevé, pas à la hauteur de sa fonction, raisonnant de manière simpliste, préférant les slogans à l'analyse approfondie, et faisant le contraire de ce qu'il dit, telles sont les critiques qui reviennent le plus souvent de la part des journalistes américains, britanniques, allemands, italiens, espagnols, belges, suisses, africains, russes ou chinois qui sont interviewés. Telle est aussi la façon dont Nicolas Sarkozy est perçu par les chefs d'état étrangers comme Angela Merkel, Tony Blair, ou Barack Obama auprès desquels il ridiculise la France depuis 5 ans.
Ce documentaire de William Karel a été diffusé en décembre 2011 sur Arte, chaine franco-allemande dont le président n'est pas nommé par Sarkozy, contrairement aux autres chaines publiques.
20.04.2012 Eva Joly: "je ne fais pas tanguer la foule sous la houle des mots qui roulent" Après une longue réflexion et après avoir beaucoup écouté les uns et les autres, j'ai choisi de soutenir Eva Joly pour sa sobriété, sa sagesse, son sérieux, son intégrité, et bien sûr, son engagement sincère et entier pour l'écologie.
Voici le dernier meeting d'Eva Joly au Cirque d'hiver le 18 avril 2012, celui qui m'a définitivement convaincu de voter pour elle.
Extraits:
Je ne suis pas une oratrice: je ne fais pas tanguer la foule sous la houle des mots qui roulent, je ne berce pas mon public par de belles paroles rassurantes. Je m’en excuse. Quelque chose en moi refuse de fonder la politique sur la tyrannie de l’émotion.
Slogan contre slogan, drapeaux contre drapeaux, simplification contre simplification, je n’aime guère cette manière de faire de la politique. Je crois que la politique à tout à voir avec la rigueur de l’exposition d’un argument et rien avec le talent de comédien.
Si je m’adresse davantage au cortex qu’aux tripes c’est parce que notre monde est complexe: mon devoir est d’éclairer les électeurs, pas de les mystifier. Oui je refuse d’être une architecte de l’illusion, une semeuse de promesses futiles, une menteuse en col blanc.
Nous en avons soupé des belles paroles et des promesses de lendemain qui chantent. Nous voulons des solutions précises et argumentées.
Voilà pourquoi j’ai présenté un contre budget basé sur une hypothèse de croissance sérieuse. J’ai chiffré mon programme. J’ai fait l’effort de parler vrai.
Je ne suis pas la candidate du baratin et du blabla. Je suis la candidate de l’écologie, c’est à dire la candidate du possible et du nécessaire.
Quand je parle de sortie du nucléaire c’est parce que c’est possible et que c’est nécessaire. Quand je parle de créer des centaines de milliers d’emploi par la conversion de l’économie c’est parce que c’est possible et que c’est nécessaire. Quand je parle d’un crédit formation à prendre tout au long de sa vie c’est parce que c’est possible et que c’est nécessaire. Quand je défends l’encadrement des loyers, une autre politique de transports, ou la baisse du coût des médicaments c’est parce que c’est possible, nécessaire et urgent. (...)
Si demain, comme je le pense et comme je le souhaite François Hollande est élu, les responsables de la crise n’attendront pas 10 jours pour faire entendre leur voix comme une funeste chorale n’ayant qu’un refrain à entonner.
Et comme des attaques spéculatives se préparent déjà, encouragées par ceux la même qui dans les cinq dernières années ont vidé les caisses en faisant des cadeaux à leurs amis du premier cercle, ce qui va suivre risque d’être terrible.
Préparez vous à tenir bon. Voici venu le temps de la vérité et du courage.
(...)
Laissez moi vous dire ce que j’ai compris, ce que j’ai appris dans toute ma vie de juge, quand j’ai du affronter les forces dominantes pour démêler l’écheveau de mensonge et de corruption qui se présentait devant mes yeux incrédules.
C’est un secret terrible. Et une fois que vous l’avez regardé en face ce secret, votre vie ne peut en être que bouleversée.
Ce que j’ai appris tient en une phrase: « ils n’ont aucune limite »
Ils n’ont aucune limite et ne reculent devant rien.
Ceux qui pensent qu’une mallette de billets vaut plus qu’un million de bulletins de vote sont prêt a tout: subornation de témoins, crimes divers et variés, déstabilisation d’états indépendants, menaces et coups de force sont leurs méthodes quotidiennes.
L’appât du gain les met en mouvement, le taux de change est le seul arbitre de leur choix, l’obsession du profit leur seule morale.
Au fond Nicolas Sarkozy n’aura été que leur jouet involontaire, leur meilleur allié, le zélé serviteur d’un monde qui le fascine, prêt à tout pour en être.
Prêt à tout, même à tricher.
Je pèse mes mots, et je le dis en conscience: au final le Sarkozysme n’aura été qu’une vaste supercherie, une escroquerie réactionnaire, un abus de pouvoir basé sur un abus de faiblesse. (...)
Quel étrange pays que le notre. On me voue aux gémonies parce que j’ose poser les questions qui dérangent. Mais je ne fais que mon devoir. Pourquoi ma bouche devrait demeurer close alors que mes yeux sont grands ouverts ?
Je suis contre la justice à deux vitesses, qui poursuit les voleurs de poule et absous d’avance les délits de ceux qui trompent le peuple.
Finissons-en avec les agissements d’une petite caste habituée à agir en toute impunité. Si vous aimez la vérité et la justice, alors vous voterez pour les écologistes qui eux au moins, ont eu le courage de dire ce que chacun voyait mais que la plupart taisait.
Oui je suis résolument engagé dans un combat contre ce qu’a incarné Nicolas Sarkozy. Ce n’est pas une misérable question de détestation intime ou de méchanceté. La vérité, c’est que j’aime trop la France pour la laisser sans rien dire aux mains d’un homme qui était prêt à vendre le nucléaire français à Kadhafi, qui a traqué les enfants sans-papiers jusque dans les écoles, qui a tué le grenelle de l’environnement, qui a monté les français les uns contre les autres, qui a trompé les ouvriers, qui a fait du mensonge permanent le principe cardinal de sa politique et qui a pu faire tout cela en ne respectant pas la règle du jeu dès son élection.
Nicolas Sarkozy au pouvoir, c’est le roman d’un tricheur. Je vous invite à en écrire les dernières lignes en évitant que son bilan moral ne devienne notre héritage à tous. Je vous appelle à défendre l’intérêt général contre les intérêts privés qui veulent cadenasser nos vies. (...)
Je lance un appel à tous les esprits libres, a toutes les têtes raides, a tous les indignés, à toutes celles et à tous ceux qui refusent de croire que la politique est un métier et veulent que les citoyennes et les citoyens puissent décider de ce qui se fait dans leur pays. Ma campagne vous appartient, ma candidature vous appartient ma voix vous appartient. Alors donnez moi la votre.
Vous qui ne savez peut être pas pour qui voter, comme dirait Nicolas Hulot, votez pour la planète.
Votez pour la planète en défendant les trois zéros:
Zéro gaz de schistes, zéro OGM, zéro autoroute nouvelle.
Votez pour la planète en votant contre l’épandage en plein air des pesticides qui vient d’être réautorisé alors même que les risques pour la santé sont connus.
Votez pour la planète en choisissant le grenelle de la consommation, pour favoriser les circuits courts et faire baisser les prix en établissant la transparence sur les marges de la grande distribution.
Votez pour la planète en défendant la biodiversité et la lutte contre le bouleversement climatique.
Votez pour la planète en faisant en sorte qu’après Fukushima la France sorte de la folie du nucléaire et fasse enfin le choix des énergies renouvelables.
Votez pour la planète et soyez fiers de le faire. Vous serez alors des pionnières et des pionniers, des redresseurs d’espérance, des libérateurs d’avenir. Vous serez la meilleure part de notre pays qui est plus beau quand il parle pour la planète entière que quand il se recroqueville dans une posture de haine.
Votez pour la planète, votez pour l’écologie. Votez pour moi pour que dès le 6 mai, les écologistes pèsent sur la politique du nouveau gouvernement.
Votez pour moi pour battre la droite bling-bling et réveiller la vieille gauche. Votez pour le vrai changement.
Vive l’écologie, vive la République, vive la France ! »
19.04.2012 Mélenchon, la colère du Peuple
Jean-Luc Mélenchon est un Franc-Maçon en mission. Celle-ci consiste à mettre un terme à l'expansion du Front National qui prospère grâce aux dégâts du libéralisme et au légitime ressentiment qu'ils suscitent chez les millions de personnes qui en subissent quotidiennement les conséquences. Pour cela, Mélenchon utilise les mêmes armes que le Front National: donner libre cours au populisme et à la démagogie, tourner le dos à la langue de bois et au "politiquement correct", et désigner des "coupables" contre lesquels on attise la vindicte populaire. Les mêmes armes sauf une: le racisme, qui est combattu depuis toujours par les Franc-Maçons.
Malgré la méfiance que nous inspire l'Histoire envers les harangueurs de foule, il faut quand même saluer Jean-Luc Mélenchon pour la force de son message, pour la vague de fond qu'il a créé et la révolution citoyenne qu'il a lancé.
Voici une belle séquence en "time lapse" de son meeting à Toulouse le 5 avril...
Et la vidéo de son dernier meeting, c'était à Paris, porte de Versailles le 19 avril 2012...
Et toujours à propos de Sarkozy, voici une analyse extrêmement lucide du personnage avant son élection en 2007 par le journaliste Edwy Plennel... Ce qu'il disait s'est entièrement vérifié depuis.
12.03.2012 Hommage à Moebius / Jean Giraud C'est avec une immense tristesse que ceux qui connaissaient Moebius / Jean Giraud ont appris sa mort hier, des suites d'une "longue maladie" comme on dit.
C'était l'un des meilleurs dessinateurs de BD, sinon le meilleur, capable d'adopter plusieurs styles de dessin adaptés aux différents styles d'histoires, ultra-réaliste pour "Blueberry", mystique et futuriste pour la SF avec notamment "L'incal", limpide et poétique pour le cycle d'Edena.
C'était aussi un humain extraordinaire, avec une grande simplicité et une profonde spiritualité.
En hommage, voici quelques images de la saga de "L'incal", une BD complètement initiatique avec un scénario de Jodorowsky.
L'Incal est une BD en 5 parties:
- L'Incal Noir
- L'incal Lumière
- Ce qui est en bas
- Ce qui est en haut
- La cinquième essence (en 2 volumes)
L'histoire se passe dans un futur proche. Le héros est un individu lambda dans l'une des immenses "cités-puits". Jusqu'au jour où, par "hasard", il va se retrouver embarqué dans une affaire dont les ramifications s'étendent à la planète dans son ensemble, puis à l'univers entier.
Dans la société décrite par l'Incal, la planète est dirigée par 2 castes: les "technos" et "l'économat".
Les technos portent toujours des lunettes noires, et leurs chefs ont la tête surmontée par un "oeuf d'ombre" d'autant plus gros qu'ils concentrent le pouvoir de la force qu'ils servent: la Ténèbre.
Cela fait allusion aux sociétés secrètes lucifériennes/sataniques qui controllent notre société.
L'instrument des "technos" pour faire triompher la ténèbre est la technologie.
L'autre caste est l'Economat, c'est à dire le pouvoir économique.
Pendant que la population ordinaire survit comme elle peut dans les bas niveaux des cités-puits, les plus riches sont dans les niveaux hauts, les plus proches de la lumière. Quant à l'élite, elle vit à l'extérieur, dans une citadelle en lévitation aérienne au-dessus de la cité-puit. Les membres de l'élite se distinguent de la populace ordinaire par l'auréole artificielle au-dessus de leur tête.
Dans la ville comme dans les miniscules appartements dans lesquels vivent les gens ordinaires, la vie est rythmée par la TV, ses émissions débiles (un jeu TV s'appelle "pipi caca popo"), et son info-spectable présentée de façon infantilisante.
En apparence, le pouvoir est exercé par un "prez" (président) qui est réincarné artificiellement dans un nouveau corps flambant neuf lorsque son précédent corps a été trop usé par ses pensées et émotions négatives. Ainsi, le président change, il prend un nouveau visage, mais le changement n'est qu'une apparence car c'est toujours la même âme qui est en lui.
Le transfert dans un nouveau corps est retransmis en direct par la TV, dans une émission politique à grand spectacle...
Le passage clé dans l'Incal noir, lorsque le héros, John Difool, découvre ce qu'est l'Incal, cette petite pyramide de cristal qu'un mutant lui avait confié avant d'être tué par ses poursuivants...
C'est le moment où John Difool va être transformé par l'Incal, le moment de son "illumination"...