22.07.2009
34 associations, collectifs, syndicats et partis politiques réclament un moratoire sur l'usage par les forces de l'ordre d'armes de type flash-ball et Taser.

Une trentaine d'organisations, dont le Syndicat de la magistrature et la Ligue des droits de l'homme, dénoncent mardi dans un communiqué "l'alarmante banalisation des atteintes aux droits et libertés" en France.

Ces 34 associations, collectifs, syndicats et partis politiques réunis au sein du Collectif liberté, égalité, justice (CLEJ) réclament notamment un moratoire sur l'usage par les forces de l'ordre d'armes de type flash-ball et taser. Ils demandent aussi l'ouverture d'une information judiciaire pour faire la lumière sur les incidents survenus le 8 juillet à Montreuil, en Seine-Saint-Denis, où un jeune homme a eu l'oeil crevé par un tir de flashball.

Plusieurs personnes avaient alors été blessées, dont un jeune homme qui a perdu un oeil. "Depuis 2005, ce ne sont pas moins de sept personnes qui ont perdu un oeil dans les mêmes conditions, dont cinq pour la seule année 2009", écrivent les signataires du communiqué, dans lequel ils dénoncent aussi les "contrôles ou interpellations au faciès", le "délit d'outrage" et les "gardes à vue abusives".

"Il est inacceptable que la police, dont le principal objet est d'assurer la sécurité des personnes, puisse être perçue, en raison de certaines de ses pratiques, comme une menace", est-il ajouté dans le communiqué.

Le Parti communiste français (PCF), le Nouveau parti anticapitaliste (NPA), les Verts, la CGT, la CFDT, Sud-Education, le Syndicat des avocats de France (SAF), Agir ensemble contre le chômage (AC!) et l'Union syndicale de la psychiatrie figurent au nombre des signataires de cet appel.

source: Europe 1
25.07.2009
"LOPSI 2", Loi d'Orientation et de Programmation pour la Sécurité Intérieure, fait suite à "LOPSI 1" que Sarkozy avait fait adopter en 2002 lorsqu'il était ministre de l'Intérieur. (LOPSI 1 avait créé une série de nouveaux délits et de nouvelles sanctions concernant la prostitution, la mendicité, les gens du voyage, les squatteurs, les rassemblements dans les halls d'immeubles, le hooliganisme, en donnant des nouveaux pouvoirs à la police avec des nouveaux fichiers et un allongement des durées de garde à vue.

LOPSI 2 va créer un nouveau fichier baptisé PERICLES qui s'ajoute aux fichiers policiers STIC (Système de Traitement des Infractions Constatées, 28 million de personnes fichées), EDVIGE (Exploitation Documentaire et Valorisation de l'Information Générale) et CRISTINA (Centralisation du Renseignement Intérieur pour la Sécurité du Territoire et les Intérêts Nationaux).

PERICLES sera un outil d'extraction et de centralisation des données personnelles, avec la possibilité de croiser les informations laissées par les internautes sur les réseaux sociaux comme Facebook ou MySpace, les pages personnelles ou les blogs. Les services de police pourront alors établir le profil de n'importe quel citoyen en quelques clics.

Une autre disposition de LOPSI 2 est l'autorisation donnée aux policiers de placer des logiciels espions (spywares ou chevaux de Troie) sur les ordinateurs personnels afin de recueillir et mémoriser des données sur leur propriétaire. Autrement dit, les policiers pourront utiliser les méthodes des hackers en entrant par effraction et à votre insu dans votre ordinateur.

Péricles exploitera aussi les données fournies par les opérateurs de téléphone, les distributeurs de billets ou les GPS des voitures.

Enfin, LOPSI 2 va instaurer un filtrage d'internet et obliger les fournisseurs d'accès à bloquer l'accès à des sites déterminés par l'administration, et dont la liste restera confidentielle. Sous prétexte de ne pas faire de publicité pour les sites interdits, le système sera donc complètement opaque. (voir l'article "Vers un web français à la chinoise, avec Big Brother en prime)
26.07.2009
D'après le magazine Auto Plus, à son arrivée au ministère de l'Intérieur, Brice Hortefeux aurait commandé deux berline haut de gamme Citroën C6 pour un budget de 100.000 euros, alors que Michèle Alliot-Marie qui occupait le ministère avant lui aurait laissé deux véhicules du même modèle.

Le ministère de l'Intérieur a démenti "totalement" les affirmations d'Auto Plus, mais le magazine persiste et signe par la voix de son rédacteur en chef-adjoint qui précise: "ma source, qui vient de Citroën, est formelle: ce sont bien deux Citröen C6 qui ont été commandées et non pas une, comme l'affirme le porte-parole de Brice Hortefeux. D'ailleurs dans les ministères, on commande toujours deux voitures: la voiture de fonction et celle qui servira de véhicule de réserve. C'est énervant qu'ils n'assument pas! Leur défense est la date de l'enregistrement de la commande, qui aurait été faite une semaine avant la prise de fonction de Brice Hortefeux à Beauvau. Mais cela ne change rien puisque c'est bien lui, en personne, qui a passé commande auprès des hautes sphères de Citroën. En tant que proche du président de la République, il était bien au courant de sa nomination à l'Intérieur, bien avant la date officielle."

Nicolas Sarkozy a fait exploser le déficit public, mais l'heure n'est toujours pas aux économies au sommet de l'état...
27.07.2009
S'exprimant devant la Commission nationale consultative des droits de l'Homme, le premier ministre François Fillon a déclaré: "la privation de liberté est un acte grave qui doit rester exceptionnel".

On ne peut qu'approuver mais l'affirmation est en complète contraction avec la pratique dans la police depuis que Nicols Sarkozy y a institué la "politique du chiffre". C'est ce que fait remarquer le communiqué publié par le Syndicat de la magistrature en réponse au premier ministre:

"Manifestement, M. Fillon n'ignore donc pas que la réalité des pratiques policières n'est pas tout à fait conforme aux dispositions de l'article préliminaire du Code de procédure pénale, dont il résulte notamment que "les mesures de contraintes doivent être strictement limitées aux nécessités de la procédure et proportionnées à la gravité de l'infraction reprochée". De fait, le nombre de gardes à vue a explosé ces dernières années, sans rapport avec l'évolution de la délinquance. Selon les statistiques du ministère de l'Intérieur, il est ainsi passé de 336 718 à 562 083 entre 2001 et 2007, soit une augmentation de 67% (qui dépasse les 70% pour les gardes à vue de plus de 24 heures).

Dans ces conditions, il n'est pas étonnant que les témoignages de gardes à vue abusives se multiplient, suscitant presque toujours l'indifférence des pouvoirs publics. En réalité, tout se passe comme si la garde à vue était devenue, pour reprendre l'expression du nouveau président de la CNCDH , Yves Repiquet, "la moindre des choses". Ce que ne dit pas M. Fillon, c'est que cette banalisation inquiétante est le résultat d'un double mouvement, étroitement lié au tournant sécuritaire de 2001, qui s'est nettement accéléré avec l'arrivée de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur en 2002 et qui n'a pas cessé depuis: l'accumulation de textes aveuglément répressifs d'une part et la soumission de l'activité policière à la pression statistique de la "politique du chiffre" d'autre part. Lorsqu'on crée sans cesse de nouvelles incriminations de plus en plus floues, lorsqu'on supprime la notification du droit au silence en garde à vue, lorsqu'on augmente la durée de cette mesure (ex: 96 heures en matière de stupéfiants, jusqu'à 144 heures en matière de terrorisme), lorsqu'on diffère l'intervention de l'avocat, lorsqu'on refuse de généraliser l'enregistrement audiovisuel des auditions, lorsqu'on fait de la garde à vue un "indicateur de performance" du travail policier, peut-on encore sincèrement s'étonner de la transformation de cette mesure privative de liberté en "instrument banal de procédure"? Ce dévoiement n'est pas le produit du hasard, il est le fruit d'une volonté politique, qui est aussi celle de François Fillon. Récemment encore, son gouvernement a d'ailleurs vivement soutenu la proposition de loi de Christian Estrosi visant à créer un délit d'appartenance à une "bande", tellement vague qu'il permettra de placer des personnes en garde à vue sur une simple suspicion d'intention.

Ce que ne dit pas non plus M. Fillon, c'est que la réalité des gardes à vue françaises est également souvent éloignée de la dernière prescription de l'article préliminaire du Code de procédure pénale: "ne pas porter atteinte à la dignité de la personne humaine". Ainsi, selon le rapport du Contrôleur général des lieux privatifs de liberté pour l'année 2008, dont on attend toujours la traduction politique, "la plupart des lieux de garde à vue restent dans un état indigne pour les personnes qui y séjournent" et "ce sont, en l'état actuel, les lieux de privation de liberté dans lesquels est la plus malmenée l'intimité des personnes qui y passent ".
Ce qu'oublie enfin de préciser M. Fillon, c'est que les personnes gardées à vue sont systématiquement fichées, sans aucune garantie d'effacement en cas de mise hors de cause. Son gouvernement est d'ailleurs l'auteur d'un récent projet de "loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure " (dite LOPPSI 2) qui permet notamment de maintenir dans les fichiers dits "d'antécédents" des personnes qui, en réalité, n'en ont pas, puisqu'elles ont bénéficié de décisions d'acquittement, de relaxe, de non-lieu ou de classement sans suite pour infraction insuffisamment caractérisée.

En matière de libertés, les mots sont importants, mais les actes davantage."

A voir ou à revoir, ce témoignage d'un policier à propos de la politique du chiffre et des réformes structurelles dangereuses que Sarkozy a imposé dans la police depuis 2002.
29.07.2009
Un entretien avec Pierre Hillard en dehors des sentiers battus où il aborde les thèmes déjà  développés dans ses livres mais aussi des sujets sur lesquels il n'est pas fréquemment interrogé, comme le H1N1, l'éventuelle vaccination obligatoire, le programme de réduction de la population mondiale, le spectre d'une loi martiale aux Etats-Unis, ou les racines historiques des sociétés secrètes...

L'interview a été réalisée le 25 juillet 2009 par Xo et Max pour We Are Change, Syti.net et News of Tomorrow.



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Pierre Hillard est docteur en sciences politiques et enseigne les Relations Internationales à l'ESCE (Ecole Supérieure du Commerce Extérieur). Souverainiste qu'on pourrait rapprocher de Nicolas Dupont-Aignan, il a déjà publié plusieurs ouvrages traitant des questions européennes et mondiales
 
30.07.2009
Le CFR (Council of Foreign Relation) est un think tank (club de réflexion) dont sont issus presque tous les présidents et ministres américains. C'est l'une des organisations majeures du "nouvel ordre mondial".

Le 15 juillet 2009, dans un discours devant les membres de la section de Washington du CFR (dont le siège est à New York), Hillary Clinton s'est réjouie en ces termes de la proximité géographique de cette section:

"Je suis ravie de me retrouver, ici, dans ce nouveau siège. J'ai souvent été au siège mère de New York, mais c'est bien d'avoir un avant-poste du Conseil tout à coté, à quelques rues du Département d´Etat. Le Conseil nous fait de nombreuses suggestions, et cette proximité signifie que je n'aurai plus à aller aussi loin pour recevoir des recommandations à propos des actions à mener et de la manière de voir le futur."

Voila, c'est dit, les ministres et les présidents ne sont que des exécutants, des "chargés de com" d'une politique élaborée en amont, dans les organisations non élues qui constituent le gouvernement mondial occulte.
 
 
 
La déclaration d'Hillary en vidéo:




31.07.2009
Cette enquête diffusée par Envoyé Spécial sur France 2 montre comment les lobbies infiltrent et influencent les institutions démocratiques, au Parlement comme au plus haut sommet de l'état.

On y découvre notamment la face méconnue de Frédéric Lefebvre, le porte-flingue de Sarkozy, qui est par ailleurs fondateur et actionnaire majoritaire d'une société de lobbying, Pic Conseil, dont les clients sont des multinationales de l'agro-alimentaire, des télécommunications, de la sécurité, l'aéronautique, ou encore l'industrie du jeu, du tabac et de l'alcool.

Bien qu'ils n'y exerçaient pas une fonction officielle, Frédéric Lefebvre ainsi que son associé Stéphan Denoyes avaient un bureau avec secrétaire au ministère de l'Intérieur lorsque celui-ci était dirigé par Nicolas Sarkozy.

Ce documentaire a été diffusé en 2007. Frédéric Lefebvre est aujourd'hui ministre chargé des relations avec le Parlement. Une position idéale pour entretenir son réseau de relations avec les députés et sénateurs et les convaincre de voter dans le bon sens...

(début du passage sur Frédéric Lefebvre à 36 minutes)

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